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les liens patients-soignants consolidés, les scientifiques plébiscités 

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L’image des soignants a été dopée par ces mois d’épidémie, selon le baromètre santé 360 Odoxa de juillet.

La crise sanitaire a mis en lumière le travail des professionnels de santé et modifié le regard que les Français portent sur leur engagement. C’est ce que confirme le baromètre santé 360 Odoxa de juillet*. Pourtant, les soignants interrogés estiment que ces derniers mois, rythmés par la lutte contre l’épidémie de coronavirus, n’ont pas changé grand’chose, et que le temps des applaudissements quotidiens à 20h pour leur rendre hommage est déjà bien loin. Les deux-tiers des infirmiers sont ainsi convaincus que les Français et leurs patients ne sont plus aussi reconnaissants que durant le confinement. Pourtant, selon le baromètre, ils se trompent: les infirmiers (93% de bonnes opinions) et les médecins (92%) sont plus plébiscités que jamais.

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La confiance s’est aussi renforcée, celle des Français envers les médecins généralistes (92%) et les personnels soignants de l’hôpital (90%) notamment. En revanche, 60% d’entre eux ne font pas confiance aux institutions telles que le ministère de la Santé ou la Direction générale de la santé (DGS), ni à l’action générale du gouvernement en matière de santé (68%). Sur ce plan-là, les soignants sont d’ailleurs en phase avec leurs patients: 85% des infirmiers font confiance aux médecins et 95% des médecins font confiance aux infirmiers. Un lien qui s’est tissé entre pairs, mais pas avec les autorités: plus de 7 médecins sur 10 et 8 infirmiers sur 10 ne font «pas confiance» non plus à l’action du gouvernement en matière de santé.

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Plus globalement, une majorité de Français estime que la crise sanitaire a soudé les liens entre patients et soignants. Un optimisme que les professionnels de santé partagent moins: 40% des médecins et seulement 27% des infirmiers pensent que c’est le cas. Ces derniers estiment d’ailleurs à 65% que rien n’a changé en terme de relations des soignants entre eux.

«Réelle évolution»

Au-delà de ces écarts de perception, les Français (72%), comme les médecins (80%) et les infirmiers (94%) sont convaincus que les changements que cette crise a engendrés dans le secteur de la santé ne s’inscriront pas dans la durée… hormis le développement de la télémédecine.

Les Français (61%) sont en revanche persuadés que cette expérience changera durablement leurs comportements de santé, comme le lavage systématique des mains ou une meilleure hygiène globale. Les soignants en sont moins convaincus. «Notre baromètre santé 360 le montre bien, même si certains soignants (infirmières notamment) en doutent peut-être, cette crise sanitaire va bien changer profondément notre rapport à la santé, les comportements quotidiens des patients et la façon dont notre système de santé s’organise, estime Gaël Sliman, président d’Odoxa. Ce n’est pas un bouleversement fondamental, mais une réelle évolution.»


Les scientifiques plébiscités

D’autre acteurs de la santé ont été mis en avant ces derniers mois: les scientifiques. Les Français pensent qu’ils ont bien fait de multiplier les interventions médiatiques (78%) et qu’ils ont réussi à expliquer simplement des choses complexes (64%). Ils souhaitent donc qu’à l’avenir, les scientifiques soient plus souvent invités (60%) sur les plateaux de télévision notamment. En revanche, 85% des personnes interrogées leur reprochent d’avoir trop polémiqué entre eux sur certains sujets, notamment sur le feuilleton chloroquine. Désormais, 67% des Français feraient confiance à ces scientifiques s’ils étaient confrontés à une nouvelle crise sanitaire.

* Sondage réalisé sur un échantillon de 2010 personnes représentatives de la population française et plus de 500 soignants, entre le 24 juin et le 3 juillet 2020.

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