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une application pour repérer les contacts à risque et isoler les cas suspects 

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Le système pourrait être très utile pour sortir du confinement.

Une application mobile pourrait-elle contribuer à favoriser la sortie du confinement? Christophe Fraser, du département de médecine Nuffield à l’université d’Oxford et expert des méthodes de prévention des maladies infectieuses, a lancé ce projet début mars.

S’il n’est plus envisageable de retrouver tous les contacts d’un patient contaminé avec des moyens humains, cela devrait être possible en combinant la géolocalisation, de grandes quantités de données et des outils informatiques. Cette application doit permettre de savoir «quelles personnes ont été en contact avec un cas infecté», explique le scientifique.

Toutes les personnes qui ont été à proximité d’un malade identifié «pendant au moins 15 minutes et à moins de 2 mètres au cours des cinq derniers jours» devraient alors se placer d’elles-mêmes en quarantaine. Une spécificité du nouveau coronavirus serait de rendre les malades contagieux cinq jours avant qu’ils ne développent la maladie, selon les études chinoises compilées par les chercheurs, plus longtemps que les deux jours estimés par l’OMS.

Le chercheur a contacté son réseau d’épidémiologistes, notamment en France à l’Institut Pasteur et en Italie, pour que chacun propose à son autorité sanitaire de tester et de déployer cet outil. La solution «pourrait être développée et testée en moins d’un mois».

«Critères éthiques»

Le système pourrait être très utile pour sortir du confinement. Les Chinois «ont développé des applications mobiles très efficaces, notamment Alibaba, pour réduire le nombre de cas et sortir du confinement», ajoute le chercheur. La Chine avait utilisé des outils d’intelligence artificielle pour autoriser les citoyens à prendre le métro et à rentrer dans des bâtiments, à condition d’afficher la bonne image (un QR Code) sur leur mobile. En Corée du Sud, les municipalités utilisent le big data pour montrer le trajet des personnes contaminées les jours précédents. À Taïwan, ces applications font des merveilles, conjuguées avec de nombreux tests.

Néanmoins, les outils conçus pour l’Europe doivent respecter la vie privée en «anonymisant les données». «Cette application se fonde sur des critères éthiques de santé publique européenne», précise Christophe Fraser. «Une étude de faisabilité» devrait être lancée très rapidement, espère-t-il. D’autres solutions sont ébauchées, notamment par l’Imperial College à Londres, grand spécialiste des modélisations épidémiologiques.

Selon les modèles mathématiques utilisés, «si les trois quarts de la population d’un pays utilisent cette application» et décident de se confiner dans les quelques heures qui suivent la découverte d’un risque, «le nombre de personnes infectées par malade tombera au-dessous de 1 et la pandémie s’éteindra d’elle-même», précise Christophe Fraser.

Mais en supposant que les gouvernements décident de lancer un tel projet, les utilisateurs accepteront-ils d’eux-mêmes de se confiner?

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